Une amitié est une
fleur:
Elle nait et
s'épanouit en douceur
Elle peut
durer une nuit, pour toujours
Ou s'arrêter
et se fâner en un jour
Cependant, on
espère qu'Elle
Est là pour
toujours!
Merci donc
pour votre amitié, si souvent témoignée !
Oui, ils sont à
nouveau chez nous pour
exterminer
nos outardes et gazelles
!!!
Certains
braconniers-braconneurs de haut rang venus du Golfe
semblent jouir d'une inexplicable impunité sur le sol algérien...
Après avoir vidé les déserts de la Péninsule arabe de toute faune,
c’est en certaines zones de l’Algérie que les
émirs-braconniers se livrent à leur passe-temps favori : la chasse
aux outardes, ces gros oiseaux du désert particulièrement menacés.
Le scénario est bien rodé : à grand renfort d’avions de
reconnaissance, les jets privés de ces riches chasseurs
atterrissent discrètement de nuit... ils abattent des espèces
protégées à la lumière des projecteurs de leur 4x4 tout confort,
avec des fusils dotés de lunettes télescopiques à visée nocturne
(qui ne sont pas des armes de chasse). La saison de la chasse qui
débute en octobre dure de quelques jours à plusieurs semaines :
assez pour massacrer des centaines d’oiseaux, sans oublier
les gazelles facilement abattues après une poursuite en voiture à
la lumière des phares. Heureusement,
des voix s’élèvent pour dénoncer ce
carnage...
Pour les Maures et les Touareg,
l’outarde est « oiseau du Paradis »,
messager des hommes auprès d’Allah.
Dans la région du Trarza, les nomades mauritaniens expliquent la
présence de la « marque
de l’outarde
» (dessin laissé sur le sol
par la patte de l’outarde) brodée si souvent au sommet des
tentes, par ce récit :
Un émir de la tribu des Oulad Rizg avait une
réputation de méchanceté, d’oppresseur des faibles et de
soudard impitoyable. Après le rezzou, il gardait tout le bétail
volé et ne le partageait jamais avec ses guerriers. Cet émir
n’avait qu’un amour sincère : son fils.
Celui-ci possédait une petite outarde apprivoisée
qu’il aimait beaucoup. Or, un jour, elle se perdit en
brousse. L’enfant pleura et son père la fit rechercher par
ses meilleurs pisteurs sans succès.
Toutefois des gens qui venaient d’être pillés
par l’émir, les Oulad Deïman, découvrirent l’outarde,
s’en emparèrent, lui glissèrent un collier d’argent
autour du cou et, très habilement, vinrent la rendre à
l’émir.
Le fils pleura de joie et le père en fut si content
qu’il s’écria : «
Dès aujourd’hui, vous pourrez broder la trace de
l’outarde sur vos tentes, celles-là me seront sacrées et je
ne les pillerai plus ! » L’émir cessa de faire la
guerre.
La
presse locale s'indigne dont "El Watan"
Malgré la menace d’extinction
qui pèse sur l’espèce
Des émirs du Golfe chassent
l’outarde en Algérie



Selon une source digne de foi, trois
avions d’un émir saoudien de haut rang ont atterri, mardi
dernier, à l’aéroport international Mohamed Khider de
Biskra.Il s’agit, selon notre source, du ministre de
l’Intérieur, Nayef Ben Abdelaziz, qui était accompagné
d’une délégation d’une cinquantaine de personnes dont
des proches, amis et personnalités de la péninsule arabique.
En visite privée, mais reçu comme il se doit par les autorités
locales et l’ambassadeur d’Arabie Saoudite venu
expressément d’Alger la veille, il avait regagné sa base-vie
installée à une trentaine de kilomètres de la ville de Biskra.De
là, et chaque jour que Dieu fait, les gens voient passer la
caravane de véhicules tout-terrains du prince et de sa suite qui
font des incursions dans la région giboyeuse de Ras El Miad,
renommée notamment pour ses outardes dont la chair serait
aphrodisiaque. L’outarde, dont l’envergure peut
atteindre 1,5 m pour environ 2,2 kg, privilégie la marche et la
course lors de ses déplacements et prospections alimentaires. Ce
qui la rend extrêmement vulnérable.D’ailleurs l’outarde
est menacée d’extinction. Selon les estimations de 2000 de
Birdlife International, une association ornithologique, il ne
resterait que 10 000 outardes en Afrique, dont 50% en Algérie. Même
si la présence de ces visiteurs de marque dynamise le secteur
touristique local et les commerces y afférents, beaucoup
d’autochtones ne se privent pas de faire remarquer les
agressions causées à l’environnement local et la dégradation
du biotope naturel des outardes du fait de ces séances cynégétiques
la ciblant.On a beau leur rappeler que des Emiratis ont chapeauté,
à travers le Centre national de recherche aviaire (NARC)
d’Abu Dhabi, une vaste opération de réintroduction de 500
spécimens d’outardes dans la région d’El Bayadh en
octobre 2011 et que des opérations similaires sont programmées pour
Biskra, leur colère et leur consternation ne retombent pas.
Le massacre continue à El
Bayadh
Par ailleurs, également venus des
pays du Golfe voilà quelques semaines, des émirs braconniers se
sont installés dans de vastes espaces de la région de Lebnoud
(wilaya d’El Bayadh) avec tout l’attirail que la
cynégétique exige. Ces princes sont venus chasser cette proie
royale qu’est l’outarde houbara, mais aussi la gazelle
dorcas.
Depuis quelques années déjà, à cette même saison, dans un climat
agréable et habituellement favorable à la chasse, l’immense
espace dévolu à leur plaisir se situe entre les wilayas d’El
Bayadh et de Béchar, aux lieudits Lebnoud et Oued Namous se
partageant cette vaste région du sud-ouest du pays. Ces braconniers
s’accompagnent d’une logistique destinée à un fastueux
campement royal. Des princes arabes par les privilèges dus à leur
majesté privilégiés ont, au fil des ans, décimé par fauconnerie les
populations d’outardes du pays.Une espèce pourtant protégée
par des conventions internationales et en Algérie par le décret
n°083-509 du 20 août 1983 renforcé par l’arrêté du 17 janvier
1995. L’outarde houbara (chlamydotis undulata),
vraisemblablement en voie d’extinction, est un bel oiseau
coureur de 60-65 cm, haut sur pattes, dont le plumage tacheté
reproduit l’ocre de la steppe, par un mimétisme qui lui
permet d’échapper à ses prédateurs, mais sûrement pas à ces
braconniers de luxe.En effet, ces émirs affectionnent le pillage
des nids d’outarde, ne laissant aucun moyen à cette espèce de
reconstituer sa population. L’exercice se fait dans le plus
grand secret mais sans doute avec la bénédiction des autorités
algériennes. Celles-ci, jusqu’à présent, ne se sont jamais
réellement prononcées sur la question, laissant libre cours à
toutes les supputations.

La gazelle

Le fennec 
Un
braconneur
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Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit
pas
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