Cet article est dédié à notre amie Charlotte
qui a fait débloquer ce blog. Ainsi, elle qui adore
les Roses des Sables, pourra-t-elle en cueillir à
satiété autour de Timimoun, l'Oasis Rouge.
Et les pieds dans l'eau sous l'ombre des arbres,
dans l'un des jardins de cet Eden, prendre un
verre de lagmi ou lakmi, sève de palmier,
une boisson divine


Une mer d'eau entoure une ile.
Une mer de sable entoure une oasis.
Une oasis désaltère les yeux et le coeur
"Dans l'Oasis il n'y a rien mais tu ne manques de rien !"
C'est une phrase qu'il est coutume de dire dans les oasis du Sahara dont les habitants sont de grande générosité.
L'agriculture y est intégrée avec la superposition de trois strates:
- Les palmiers dattiers.
- Les arbres fruitiers.
- Et à l'ombre des plantes basses, légumes et céréales.
Ces jardins délicats que sont les oasis sont entretenus avec un grand art et leur irrigation ancestrale se fait, en général, à partir de puits et de foggaras.
Timimoun: l’oasis rouge, capitale du Gourara est une des plus belles oasis du Sahara. Le rouge prédomine dans l'argile et la couleur du sable. Toute la ville en porte la marque. Le vieux ksar, enfermé dans ses murailles, offre la fraîcheur du dédale de ses ruelles. En contrebas, la palmeraie est un jardin de verdure, d’arbres de tous types, de seguias à « peignes » répartissant les eaux.

Les parois des galeries sont faites de blocs de pierre taillés, liés par un mélange de paille et d’argile ; des troncs de palmiers soutiennent les plafonds. Chaque foggara mesure 2,5 km en moyenne. Tous les 20 ou 30 m, des puits verticaux sont creusés pour aérer et réparer les foggaras

À l’aide d’un dispositif de pierre en forme de peigne (kesria), l’eau est ensuite répartie à travers l’oasis. Le « tribunal de l’eau » décide qui a droit à quelle quantité d’eau en fonction des variations de l’approvisionnement en eau. Les « maîtres de l’eau » s’occupent de réaliser les partages.

Et quel plaisir que de faire une petite virée dans l'un des jardinsde l'oasis où il vous suffit de tentre la main pour cueillir et déguster, sous l'arbre, toutes sortes de fruits, parfois fendillés d'un sourire, comme la grenade ou la figue ! ou grignoter une carotte, un navet, un radis ou se régaler d'une pastèque, d'un melon, d'une grappe de raisin...Et si vous désirez des cacahuètes, il vous suffit de les déterrer de leur mince couche de terre, ce que j'ai fait souventes fois...










Un autre grand plaisir est de s'asseoir sur le rebord d'une séguia, les pieds dans l'eau, à l'ombre des arbres, pour casser la croûte ou prendre le thé
N'est-ce pas le paradis, Baba, toi qui as connu ces endroits !
Et pendant ce temps, les enfants s'amusent à conduire des bolides de très grandes marques récentes...

J'ai visité ce qui étaient les anciennes grottes marines où l'on trouve encore beaucoup de fossiles ( c'est d'ailleurs assez difficile à imaginer) et enfin j'ai visité ces chateaux du désert dont beaucoup sont en ruines.J'ai d'ailleurs publié un article là dessus.Timimoun une oasis,oui tu as raison un petit paradis surtout le soir au coucher du soleil sur la palmeraie.
Merci de ce partage et bon dimanche.


Mokhtar raconte







Monté sur son
méhari (chameau), le Targui parcourt des
kilomètres de distance dans le désert, à la recherche de pâturages
pour les bêtes, et de puits, l'eau étant si précieuse car si rare.
A l'origine, les voiles étaient teints avec de l'indigo (bleu
violacé) qui déteint très facilement sur le visage des hommes qui
le portaient, d'où l'appellation "hommes
bleus".
Apparu en Amérique voici 50 millions
d'années, les dromadaires
poursuivent leur migration vers l'ouest pour être domestiqués en
Arabie, 2000 ans avant J-C. Au début de notre ère, le dromadaire
pénètre dans le sahara. Les nomades reçoivent comme don du Ciel cet
animal de bât qui leur procure du lait et de la viande (d'ailleurs
pas de grande différence avec celle du bœuf !).



























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