La Rose des Sables

 
 
 
Pendant quelques jours,
je serai absent sans pour
autant oublier mes amis
blogueurs. A bientôt 
 

La rose des sables, merveille du règne non pas végétal mais minéral.
 ---------- Il s'agit d'une formation spectaculaire de cristaux de gypse englobant du sable et dont la couleur peut, par conséquent, variér de l'ocre rose à l'orange. Pour que ces roses prennent forme, il faut que le gypse se trouve légèrement en dessous de la surface du désert et juste au dessus d'une petite nappe phréatique.

Blog de ghadames : ghadames, La Rose des Sables

La Rose des Sables

    J’ai longtemps regretté ma rose des sables. C’était le seul ornement de ma chambre d’enfant ; mon père l’avait ramassée dans le désert. Cette fleur de pierre, fille du vent, m’émerveillait. Il m’arrivait de croire que c’était un morceau d’étoile. J’étais un enfant heureux, j’allais en classe avec plaisir, je comprenais tout sans effort.
 
Mon maître paraissait sévère. Il venait de France, disait-on. Il avait les cheveux gris, les yeux gris. Il arrivait toujours en costume trois pièces, et, avant d’enfiler sa blouse, posait sur le coin du bureau sa montre de gousset en or, qu’il consultait de temps à autre. Le soir, avant l’étude, il me disait de porter cette montre chez lui, je n’ai jamais su pourquoi. C’était pour moi comme le saint sacrement. 
 
  
Un jour, il convoqua mes parents. Ils me rapportèrent, me voyant inquiet, qu’il n’avait aucun reproche à me faire, bien au contraire. Il leur avait dit que j’étais un enfant intelligent, qu’il ne faudrait jamais arrêter ma course, quelles que soient les circonstances. Il savait qu’ils étaient pauvres. Le soir même, bien que je n’eusse pas faim, ma part de purée augmenta, je compris que mon avenir était en route. 
  
On était en juin. Mon père décida, sur les conseils d’un ami arabe, qu’il fallait quitter l’Algérie pour la France ; des évènements graves se préparaient. Ce fut pour moi un coup de tonnerre. J’avais onze ans, j’avais lu dans les livres qu’il fallait être fort ; j’accusai le coup sans rien laisser paraître. Ainsi, il me fallait quitter ma terre, mes copains, mon instituteur, M. Coche. J’eus envie de lui faire un cadeau d’adieu. Mais quoi ? Je n’avais rien… 
 
 C’est alors que je pensai à ma rose des sables. Je l’enveloppai dans du papier journal, je la lui offris à la fin des cours. Il défit le papier, regarda avec intensité, très ému, sans rien me dire. Il posa sa main sur mon épaule, ce fut pour moi comme une bénédiction
 
 Les années passèrent, l’image de ce maître s’effaça dans ma mémoire, du moins je le croyais. Je regrettais même cette rose des sables qui résumait, à elle seule, mon enfance. Je devins professeur dans la banlieue parisienne. Dès la première année, j’eus la chance d’avoir un élève kabyle d’une intelligence lumineuse. Il venait de perdre son père, comme moi à son âge, il avait quinze ans. Je l’aidai de mon mieux à passer ce cap difficile. Je lui disais qu’il avait un bel avenir. Halam Yhaddadène est aujourd’hui médecin chercheur aux Etats-Unis. 
  
Le dernier jour de classe, comme il allait quitter le collège pour le lycée, il attendit que les autres élèves partent pour m’offrir un cadeau. Je défis le papier journal, sans deviner un seul instant ce qu’il pouvait contenir. 
 
C’était une rose des sables…
 
 Maurice
 
(Mémoire de maîtres, paroles d’élèves. ed. Librio)
 
Blog de ghadames : ghadames, La Rose des Sables
 
 

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Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

 
 

mercredi 16 mai 2012 11:08


Les confidences de Zakaria à son oncle Djelloul

 

Insolite

                    Un agriculteur irakien était amoureux de deux filles de son village et n'arrivait pas à choisir entre elles... Il les a donc épousées le même jour.

 
Abdel Rahmane Nayef al-Obaidi, 22 ans, s'est épris au début de l'année de l'une de ses cousines, Intidhar, 17 ans, puis est tombé amoureux quelques mois plus tard d'une seconde, Souad, 21 ans.
"J'ai mis au moins un mois à me décider. J'ai parlé à mes parents de mon idée d'épouser les deux élues de mon coeur en même temps, et ils m'ont donné leur accord, mais beaucoup de membres de la famille y étaient totalement opposés", a-t-il confié à l'AFP.
Mais le plus difficile a été de convaincre les deux jeunes femmes.
"Que penses-tu si nous nous marions moi, toi et Souad (ndlr: en même temps)?, m'a-t-il demandé et j'ai répondu que j'étais d'accord à condition qu'il nous traite sur un pied d'égalité", a raconté Intidhar.
 "J'ai d'abord été surprise par sa proposition mais il a réussi à me convaincre", a assuré pour sa part Souad.
Salmane, le frère aîné du marié, a joué le médiateur dans les négociations avec les deux familles.
Abdel Rahmane a dû débourser deux fois 2,5 millions de dinars (1.985 dollars) pour la dot.
Le mariage a eu lieu le 6 avril dans la maison de son père à Laqlaq, un village au nord de Tikrit, dans le centre de l'Irak. 

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Législatives du 10 mai 2012 en Algérie

Un parti propose une prime de mariage aux célibataires

Décidément, on aura tout entendu dans la campagne des législatives. Une vraie foire aux enchères avec des “programmes” loufoques et extravagants.
Pour preuve, cette présidente du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP), Naïma Salhi, qui s’engage à instaurer une prime de mariage ! Rien que cela pour encourager la hausse du taux de nuptialité et diminuer en conséquence le célibat qui, selon elle, demeure l’une “des causes objectives” de la propagation des maux sociaux et de la dégradation des mœurs. Un appel du pied aux célibataires contrariés par l’averse de promesses : un autre parti va les loger, en priorité et à l’œil, un autre leur donner du travail, un autre leur créer des loisirs de rêve. Ue inflation de promesses qui frise le délire.

Et de quatre à la fois !!!

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Le samedi, Milton Mbhele s'est marié religieusement

Milton Mbhele est pragmatique. Quatre nouvelles épouses donc quatre mariages ? Pas question. Trop cher. Le Zoulou, déjà marié une fois, a donc décidé ce week-end de prendre pour épouses quatre demoiselles en même temps (FR). Une hérésie pour les Occidentaux ? En Afrique du Sud, la polygamie, liée aux traditions locales, est légale (le président Jacob Zuma a trois femmes) même si cette pratique peut favoriser des dérives. Il est toutefois plus rare de se marier avec plusieurs femmes le même jour.

Blog de ghadames : ghadames, Les confidences de Zakaria à son oncle Djelloul

 

Qu'en pense Zakaria ? 

Sa circoncision

Blog de ghadames : ghadames, Confidence de Zakaria à son oncle Djelloul 

La circoncision est une intervention chirurgicale pratiquée en général peu après la naissance, et qui consiste à couper le prépuce (peau du pénis qui dépasse le gland). Le gland se retrouve donc totalement découvert.
Cet acte n'a pas d'effet sur la sexualité de l'homme
Elle est pratiquée  chez les Musulmans, les Juifs et les Animistes. Elle peut aussi être pratiquée pour des raisons d'hygiène : ôter le prépuce permet d'empêcher l'accumulation, autour du gland, du smegma, cette substance blanche sécrétée par les glandes sébacées du prépuce.
Les américains choisissent de circoncire presque systématiquement leurs garçons nouveaux nés.

 Djelloul en blanc, oncle de Zakaria qui joue à l'artiste S3010024

De mon petit-fils Zakaria 6 ans et 1/2 le 20-04-2012

Et nous n'en savions rien !!!

La veille Zakaria vient m'annoncer que "son oncle" Djelloul, (mon frère) allait arriver de Laghouat pour nous rendre visite et qu'il l'attendait de pied ferme pour lui donner une "raclée" lors de leur "match" de foot-ball qui se disputait dans le couloir de chez nous à chaque visite de Djelloul.

Mais à l'arrivée de Djelloul, point de ballon, déchiré entre-temps.

Ils sortirent tous deux en voiture pour en acheter un autre chez le revendeur où nous avions l'habitude de nous approvisionner. Il était fermé et Zakaria proposa à son oncle de lui en montrer un autre.

En cours de route, il évoqua Inès

- Qui est-ce demanda Djelloul ?

- C'est ma camarade de table à l'école, tu ne la connais pas ?

- Non.

- Sa maman est médecin et son papa docteur.

- .....?

- Elle a les yeux verts et les cheveux blonds.

- Et alors ?

- Eh, bien "on" l'amènera à la maison!

- Allez on va la chercher tout de suite, dit Djelloul.

- Mais non, lui répondit Zakaria, c'est pour quand je serai grand !

C'est une histoire vraie.

Blog de mordu : mordu, Confidence de Zakaria à son oncle Djelloul

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vendredi 04 mai 2012 15:19


Djeha et ses aventures

 

 

 

Et un sourire

La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée,
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un coeur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.  

Blog de ghadames : ghadames, Djeha et ses aventuresPaul Eluard

Et un sourire

 

 Qui est Djéha ?

Mulla Nasr Eddin (dit djeha) est un personnage du folklore traditionnel du Moyen-Orient. De l'Afrique du Nord, jusqu'à la Chine, en passant par l'Egypte, la Syrie, la Turquie, on le retrouve confronté à de nombreuses aventures déroutantes et drôles. Suivant les régions son nom change, mais les histoires sont semblables qu'il s'appelle Ch'ha, Nasr ddin Hodja, Mulla Nasr Eddin, Goha, Djeha, Srulek ou encore Effendi...
Tantôt idiot, tantôt sage, toujours facétieux, il nous fait toujours sinon rire, du moins sourire, par sa naïveté feinte ou son sens de l'absurde, qui tourne en dérision l'arrogance, l'orgueil, la vanité et la bêtise des puissants et des riches aussi bien que des ignorants qui s'ignorent. Il peut être grave, sérieux ou absurde, souvent taquin et rusé. C'est un personnage moitié fou moitié sage, dont on a dit qu'il est "tellement intelligent qu'il en devient bête ou il est si bête qu'il finit par dire des choses intelligentes". On le retrouve en action à la mosquée, au hammam, dans son vignoble ou sa maison, sur la place du marché, et, s'impliquant dans un large spectre de situations, de la narration enfantine naïve à la méditation profonde, religieuse ou philosophique, il traite de questions comme l'injustice sociale, la paresse, l'étroitesse d'esprit, la gourmandise, l'égoïsme, l'ignorance, les privilèges de classe, la mort, le destin de l'homme, les mystères de la vie, etc.

 

                                   

 

 Et Il y a plein d'aventures et d'histoires de Djeha qu'on raconte chez nous, à l'image de celles-ci:

Le voleur

Djéha a toujours gardé ses économies dans un petit coffre soigneusement caché.
Un soir, un voleur s'introduit chez lui et emporte ce petit coffre. La femme de Djéha sanglote à fendre l'âme, et Djéha la console
Ne t'inquiète pas, il ne pourra pas l'ouvrir, j'ai gardé la clé

 


A l'aide ! Djeha !!!

En plein nuit, on frappe violemment à la porte de Djéha. Il se lève et va ouvrir. C'est sa voisine, effrayée :
-"Djéha, Djéha, viens vite, je t'en supplie ! Deux hommes sont entrés chez nous et ils sont en train de battre mon mari .."
-"Écoute, chère voisine, je crois que deux hommes suffisent largement à tabasser ton mari. Je ne suis pas sûr qu'ils aient besoin de mon aide."


La Djellaba

Jeha habitait au 5e étage d'un immeuble et il lui arrive que sa djellaba qu'il a lavée et laissée sécher au balcon, se détache et tombe sur la chaussée.
Les voisins ayant reconnu cette djellaba comme étant celle de Djeha, la lui ramènent.
Et le voilà fou de joie en se mettant à crier :  "Dieu merci, Dieu merci !!!" ...
Les voisins :
-  "Ce n'est pas la peine de nous remercier, c'est rien Djeha !"
-  "Ce n'est pas pour vous que je remercie Dieu, mais parce-que je n'étais pas dans ma djellaba quand elle est tombée !" Leur répond-t-il.

 

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Savoir

 Un jour, Djeha-Hodja Nasreddin décida de voyager pour parfaire son savoir. Quand un jeune homme lui demanda quels gens il allait chercher à rencontrer, il dit, se rappelant quelques sages paroles entendues au marché :
- Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas, il est stupide. Il faut l'éviter.
- Celui qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas, c'est un enfant. Il faut lui apprendre.
- Celui qui sait et ne sait pas qu'il sait, il est endormi. Il faut le réveiller.
- Celui qui sait et sait qu'il sait, c'est un sage. Il faut le suivre.
Djeha-Hodja Nasreddin a fait une pause et a continué :
- Mais, vous savez combien il est difficile, mon fils, d'être certain que celui qui sait et sait qu'il sait, sait vraiment.
 

Le mur

Un voyageur, de passage au village, demanda à un homme, adossé à un mur, s'il connaissait bien Djeha ?
- Je voudrais le rencontrer, dit-il, car on prétend qu'il est rusé. Étant donné que je prétends être plus rusé, je voudrais me mesurer à lui.
L'homme lui répond :
- "Peux-tu caler ce mur avec ton dos ? Ici, les gens du village se relaient pour éviter qu'il ne tombe. Pendant ce temps, je vais aller  chercher Djeha et je reviens reprendre ma place."
Le voyageur s'exécuta aussitôt. Au bout de quelques heures, des hommes du village qui se demandaient ce qu'il faisait, l'abordent. Il leur expliqua ce qui s'est passé. Ils lui répondirent :
- "Pauvre idiot, tu as eu affaire à Djeha lui-même !!! "


Djeha et les brochettes

Un jour, Djeha passe devant un marchand de rochettes.Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n'a pas beaucoup d'argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient.pour s'arrêter devant le marchand de brochettes.
- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. 
- "Combien en veux-tu?"
- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond Djeha.
- "Alors va-t-en!"
- "Attends un peu", dit Djeha.
Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:
- "Que fais-tu?"
- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."
Au bout d'une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.
- "C'est très bon!" dit il. "Merci et au revoir."
- "Mais tu me dois de l'argent" crie le marchand en colère.
- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n'ai pas mangé tes brochettes, j'ai mangé seulement la fumée."
- "Allons chez le cadi!" (juge)
- "D'accord! Allons chez le cadi."
Ils arrivent chez le cadi et expliquent l'affaire. Le cadi demande au marchand:
- "Combien d'argent lui demandes-tu?"
- "Je veux un dinar", répond le marchand.
- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.
Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.
- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"
- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l'odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l'odeur de son argent.
Maintenant personne ne doit rien à l'autre."

 

L'habit ne fait pas le moine

  Un jour, Djeha alla aux bains publics, mais on ne le traita pas comme il l'aurait souhaité. On lui donna un vieux peignoir de bain et une serviette élimée. Il ne dit rien et donna une pièce d'or à chacun des hammamjis, qui se sont maudits de l'avoir traité de si indigne manière.
Une semaine plus tard, il revint au même établissement. Il fut chaleureusement accueilli, chacun rivalisant avec les autres pour lui offrir le meilleur service possible. En sortant, il donna un tout petit pourboire.
- "Comment", dirent les employés, cette somme ridicule pour ce que nous t'avons offert !"
- "Ceci", répliqua Djeha, c'est pour la manière dont j'ai été traité la semaine dernière. Le pourboire de la semaine dernière était pour la manière dont vous m'avez traité aujourd'hui."

Djeha et la politique

Ce sera pour une autre fois...

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mercredi 02 mai 2012 12:19


Footballeur-Président

 

Un parcours atypique que celui de cet homme de passion: guerre 39-45, révolution, détention, président dégommé, exil, mariage sur le tard, adoption d'enfants

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Ahmed Ben Bella, décédé le 11 avril 2012 à l’âge de 96 ans, était un passionné de football.

Dans sa jeunesse, il était joueur chez lui à Maghnia, avant de rejoindre les rangs de l’Olympique de Marseille dont il a porté le maillot durant la saison 1939-1940 à l’âge de 23 ans. Feu Ahmed Ben Bella reste pour l’instant l’unique ex-footballeur au monde à avoir accédé à la magistrature suprême d’un pays. Nombreux et nombreuses sont les sportifs et sportives qui, après leur carrière sportive, ont embrassé celle de la politique. Toutefois, le premier président de l’Algérie indépendante est le seul à s’être hissé au rang de chef d’Etat. Il n’a jamais perdu une once de sa passion pour le ballon rond. Président de la République, il ne ratait jamais un match de l’équipe nationale au stade du 20 Août (ex-municipal). A chaque fois qu’il arrivait devant la porte principale, les supporters lui demandaient : «Président, ordonnez au directeur du stade de nous laisser rentrer sans ticket», ce à quoi il répondait toujours favorablement.

Sa déposition, le 19 juin 1965, est intervenue quelques heures après son retour à Alger après avoir assisté au match Algérie-Brésil (0-3) à Oran. Dans les archives de l’Olympique de Marseille, le nom d’Ahmed Ben Bella apparaît dans l’effectif de la saison 1939-1940 comme joueur de milieu de terrain. Les stats indiquent qu’il a marqué un but et qu’il n’a pas participé à la finale perdue (1-2) contre le Racing club de France.

Dans le registre des sportifs qui ont exercé des fonctions de ministre, on peut noter que le roi Pelé a été ministre de la Jeunesse et des Sports de son pays, l’Italien Gianni Rivera (Milan AC) a été sénateur. D’autres personnalités du monde du sport ont eu l’honneur de diriger des départements ministériels, à l’instar de Aziz Derouaz, Mouldi Aïssaoui, Nawel Moutawakel (Maroc) et plus récemment encore Tarek Dhiab, ministre de la Jeunesse et des Sports de Tunisie.   (Liberté)

L’OM-Passion rend hommage à Ben Bella

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Ayant appris son décès, l’association Olympique de Marseille-Passion          (OM-Passion) a salué la mémoire d’Ahmed Ben Bella, le premier président      de l’Algérie indépendante, et décidé de s'associer à la famille et aux proches pour lui rendre un dernier et légitime hommage. L’association marseillaise rappelle, en effet, que Ben Bella compte parmi les anciens joueurs de l’OM     au début   des années 1940, un club qu’il avait quitté car mobilisé pour la Seconde  Guerre mondiale. “Il avait été un grand espoir du foot, qui jouait      au poste de demi-centre, comme on disait à l'époque - c'est-à-dire de milieu relayeur - et promis à un brillant avenir. Repéré par l'OM et intégré à l'équipe réserve   durant la saison 1939-1940 et joker de luxe de l'équipe première, il avait été titularisé pour la première et unique fois le 21 avril 1940, où il avait inscrit un but sur la pelouse du FC Antibes,sèchement battu par 9 buts à 0 avant d'être mobilisé par la guerre,mettant ainsi un terme prématuré à sa jeune carrière”, témoigne l’association sur son site Web.

 

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mardi 17 avril 2012 11:37


Nous aussi nous pourrions...

 

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Nous aussi, apprenons à jeter
nos petits soucis à la mer... comme
Victor Hugo

Jeter des pierres dans l'eau Banque d'images - 2402348


Pendant son exil sur l'île de Jersey,
  exilé, malade, persécuté par une France
  qu'il aimait tant, Victor Hugo montait
  chaque soir contempler le coucher de
  soleil sur la falaise.
  
    Là, il s'asseyait sur un banc et se
  livrait à de profondes méditations.
  A la fin, il se levait, choisissait un
  caillou plus ou moins gros et, du haut
  du rocher, le jetait avec satisfaction
  dans l'eau.
  
    Ce manège n'avait pas échappé au
  groupe d'enfants qui jouait dans le
  voisinage. Un soir, une petite fille
  plus hardie que ses compagnons
  s'approcha du grand homme.
  
    - Monsieur, pourquoi lancez-vous ces
  cailloux ?

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    Le poète sourit gravement :
  
    - Ce ne sont pas des cailloux que je
  jette à la mer, mon enfant, ce sont mes
  lamentations.
                                                               Par l'Ami Christian

    "Nous pouvons jeter des pierres, nous
  plaindre d'elles, trébucher dessus, les
  escalader, ou les utiliser pour
  construire." ~ Victor Hugo

 

La nostalgie des souvenirs...

 

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Bien souvent je revois…

Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes,
Le ciel de mon enfance où volent des colombes,
Les larges tapis d’herbe où l’on m’a promené
Tout petit, la maison riante où je suis né
Et les chemins touffus, creusés comme des gorges,
Qui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges,
À qui mes souvenirs les plus doux sont liés.
Et son sorbier, son haut salon de peupliers,
Sa source au flot si froid par la mousse embellie
Où je m’en allais boire avec ma soeur Zélie,
Je les revois ; je vois les bons vieux vignerons
Et les abeilles d’or qui volaient sur nos fronts,
Le verger plein d’oiseaux, de chansons, de murmures,
Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres,
Et j’entends près de nous monter sur le coteau
Les joyeux aboiements de mon chien Calisto !

Théodore de Banville, septembre 1841

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vendredi 13 avril 2012 14:47


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